La transmission ne s’improvise pas
“La transmission ne s’improvise pas. Elle se structure. Elle s’anticipe. Elle se sécurise.”
L’idée en une phrase
Un testament, une clause bénéficiaire ou une société civile peuvent devenir une arme à double tranchant…
S’ils ne sont pas pensés dans une logique globale.
Ce que j’observe, tous les mois
– Des testaments valables juridiquement… mais déconnectés du réel (liquidités insuffisantes, conflits assurés).
– Des clauses bénéficiaires type “mon conjoint à défaut mes enfants” qui explosent les équilibres familiaux.
– Des sociétés civiles faites pour transmettre… mais qui bloquent les héritiers ou les exposent à une fiscalité inattendue.
Chaque outil est utile
Mais un outil mal utilisé, c’est une bombe à retardement patrimoniale.
Un exemple réel
Un client avait structuré son patrimoine autour d’une société civile. Objectif : transmettre à ses deux enfants.
Mais aucun pacte d’associés, aucun démembrement anticipé, et une clause statutaire bancale.
Résultat :
→ Blocage sur la gestion du bien
→ Conflit sur la valeur des parts
→ Fiscalité mal anticipée
→ Objectif de transmission… complètement raté.
Ce qu’il faut retenir
Une stratégie de transmission efficace doit articuler :
Volonté personnelle (testament, donation)
Outils civils (sociétés, usufruit/nue-propriété)
Fiscalité (droits à payer, décote, plus-values latentes)
Temporalité (donner tôt pour profiter des abattements renouvelables)
Et surtout… les relations humaines.
Mon conseil
Faites relire vos dispositifs.
Croisez les regards (notaire, CGP, avocat).
N’attendez pas l’âge de la dépendance pour réfléchir à l’après.
Et pensez aussi à l’après-après : que se passera-t-il quand vos enfants eux-mêmes auront des enfants ?