Testament international : un outil clé pour les patrimoines transfrontaliers
Aujourd’hui, le patrimoine n’a plus de frontières.
Vos enfants vivent à Londres, vos biens sont à Paris et à Barcelone, votre résidence principale en France, et un compte-titres ouvert à Luxembourg.
Dans ce contexte, rédiger un testament classique ne suffit plus.
Les familles dites éclatées ou internationales sont de plus en plus confrontées à un risque majeur :
- Des conflits de lois (France, Espagne, Angleterre n’appliquent pas les mêmes règles),
- Des surprises fiscales (des droits de succession plus lourds que prévu),
- Des blocages successoraux (un héritier peut paralyser tout le règlement s’il vit à l’étranger).
Le testament international
Créé par la Convention de Washington de 1973, il est reconnu dans plus de 30 pays.
Ses atouts :
- Une forme unique acceptée internationalement ;
- Une force probante renforcée, difficilement contestable ;
- La possibilité de centraliser vos volontés au-delà des frontières.
Mais attention :
- Il doit être reçu par un notaire ou une autorité habilitée,
- Et ne dispense pas d’adapter sa stratégie patrimoniale (donations, assurance-vie, société civile…).
En pratique
- Cartographier vos liens internationaux : lieux de résidence, biens, nationalités.
- Définir la loi applicable à votre succession (possible depuis le règlement européen 650/2012).
- Rédiger un testament international pour sécuriser vos volontés.
- Croiser le juridique et le fiscal avec vos conseils (notaire, avocat, conseiller patrimonial).
Conclusion
L’anticipation est la clé : sans elle, ce sont vos héritiers qui supporteront le prix de la complexité.
Un testament international bien pensé, c’est la garantie que vos volontés soient respectées, partout.