Familles recomposées : le droit ne crée pas l’amour… mais il peut éviter la haine.
Ils s’aiment.
Ils vivent ensemble.
Ils élèvent parfois les enfants de l’autre comme les leurs.
Mais à la fin… ce n’est pas l’amour qui hérite. C’est le Code civil.
Et sans structuration juridique adaptée, ce que vous appelez aujourd’hui “famille” peut se transformer en conflit juridique, fiscal, humain.
Un conjoint survivant en indivision avec un enfant qui ne l’a jamais accepté.
Un logement familial qui doit être vendu, malgré la volonté de transmission.
Des enfants exclus du partage par ignorance ou maladresse.
Des héritiers légitimes… devenus adversaires.
Ces histoires, on les entend trop souvent.
Et elles sont évitables. Vraiment.
Quelques outils puissants mais méconnus :
– Testament avec clause d’exclusion ciblée (possible en cas de réserve préservée)
– Clause de préciput : attribuer certains biens hors partage
– Donation entre époux étendue ou partage inégal
– Société civile pour figer des règles et éviter l’indivision
– Démembrement stratégique pour séparer usage, contrôle, transmission
– Convention de partage anticipée entre enfants de lits différents
Le droit ne remplace pas la parole.
Mais il l’encadre, il la préserve, il la prolonge.
Dans une famille recomposée, c’est une urgence paisible :
Agir avant que l’amour ne laisse place à la rancœur.