Dégradation de la note de la France : comment réagir en tant qu’investisseur
La décision de Fitch marque la fin de treize années de déni budgétaire. Et comme à chaque secousse économique, la même question revient : faut-il craindre un krach ou seulement une turbulence ?
Les crises se suivent, les comportements se répètent
2008 : subprimes, -40 % en quelques mois.
2020 : Covid, -30 % en trois semaines.
2025 : tensions géopolitiques, instabilité européenne, et désormais la France sanctionnée.
À chaque crise, deux profils ressortent :
- Ceux qui paniquent et sortent du marché, figeant leurs pertes.
- Ceux qui restent investis ou renforcent, transformant la tempête en opportunité.
Une analogie simple
Un ETF concentré dépend d’un seul moteur. Si le moteur cale, tout s’arrête.
Un portefeuille mondialement diversifié et piloté ressemble plutôt à un voilier solide : plusieurs voiles, plusieurs directions, plusieurs options.
Dans le portefeuille que je mets en place pour mes clients :
- Entre 40 et 75 maisons de gestion qui interviennent chacune sur leurs domaines d’expertise.
- Plus de 700 analystes à l’échelle mondiale.
- Un ajustement permanent des allocations en fonction de la conjoncture, sans intervention du client.
Ce type de construction ne supprime pas les vagues, mais il évite le naufrage.
Les faits, pas les discours
Entre août 2022 et septembre 2025, malgré sept crises successives, l’un de ces portefeuilles pilotés a généré +34,07 %, soit environ 16 000 € de gain.
La résilience n’est pas un slogan : c’est une méthode.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
La vraie question aujourd’hui
Ce n’est pas : « faut-il sortir pour éviter le pire ? »
C’est : « faut-il enfin entrer sur une allocation résiliente, capable de traverser les tempêtes ? »